Agata Ingarden

Né en 1994 en Pologne, vit et travaille à Paris

2018 : DNSEP de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris

Expositions récentes :
2019 : Rachel Is, exposition en duo, avec Motoko Ishibashi, Pact Gallery, Paris
2019 : ve ngers, sixth hand, exposition en duo avec Delphine Mouly, Alienze, Lausanne, Suisse
2019 : Mémoire de formes, exposition collective, commissariat Petite Surface, Galerie Michel Journiac, Paris
2018 : Skunk Hour/Like Mushrooms after rain, exposition personnelle, commissariat Arkadiusz Półtorak, Gastatelier Leo XIII, Tilburg, Pays-Bas
2017 : BATHROOM/BATHHOUSE, avec Irina Jasnowski, MX Gallery, New York, État-Unis

Les installations d’Agata Ingarden apparaissent comme les extensions gourmandes et prolixes des fonctions architecturales de l’espace. Palliant une forme d’insuffisance, elles se situent toujours entre la densité et la prolifération, l’absorption et la projection. La dimension envahissante de ces panneaux, bras, bancs qui invitent toujours le corps à s’y frotter, nourrit une métaphore permanente avec la nourriture (le charme du sucre) et avec l’érotisme (le désir du sucre).
En cela, ses sculptures symbolisent aussi l’énergie du vivant et donc l’acte créateur, qu’il soit naturel ou technologique. Ambigus donc, elles créent une confusion entre domesticité – tout est à sa place – et excroissance – rien n’est à sa place.

Agata Ingarden produit en effet une œuvre qui séduit profondément en même temps qu’elle distrait. L’apparence mécanique de ses installations n’empêche pas la machine suprême du temps d’être à l’œuvre : l’histoire déroule son scénario et ne peut inverser les métamorphoses. La main de l’homme ici quitte sa fonction d’architecte pour laisser le vivant coloniser à nouveau le bâti. Que la sculpture, en boucle, émerge et se fonde dans le paysage comme une rumeur qui se répand, s’éteint, se noie, se renforce et créé un mythe.

Vénus, 2019
Installation
Dimensions variables
Photo © Grégory Copitet