Espace Saint-Ravy

Rue Saint-Ravy, 34000 Montpellier  04 67 66 39 40

Exposition Grettings from Dystopia

du 7 au 22 septembre 2019

Vernissage vendredi 6 septembre à 18h

L’Espace Saint-Ravy présente les œuvres de Abigaël Frantz & Basile Ghosn, lauréats de la Bourse jeune création Tourre Sanchis Architecture / Drawing Room 018.

Abigaïl Frantz (jeune diplômée de l’ISBA / Besançon), et Basile Ghosn, (Villa Arson /Nice), lauréats de la bourse jeune création Tourre Sanchis Architecture dans le cadre de Drawing room 018, exposent à l’Espace Saint Ravy, dans le cadre de BOOM.

L’exposition Greettings from dystopia résulte d’une cohabitation artistique où se déploient deux sensibilités.
Dans ses créations Basile Ghosn joue sur la répétition à l’aide de photocopies, sérigraphies et gravures. Son travail se rythme et se compose de motifs géométriques et architecturaux. A l’inverse, celui d’Abigaïl Frantz découle d’études anatomiques, où s’agencent des formes organiques colorées formant un univers étrange, peuplé de monstres, une sorte de dystopie.

Abigaïl puise son inspiration dans les récits cosmogoniques brésiliens, l’illustration naturaliste et l’anthropologie des remèdes. Elle étudie les transformations et les déconstructions des corps à travers le dessin et la sculpture, développant un travail sur les notions de monde-corps, et de corps-monde. L’artiste explique que : « La décomposition ne suggère pas la mort du corps. Au contraire, elle souligne son ouverture à la métamorphose ; elle le présente comme une structure ouverte ou fluide dans laquelle pourront s’engouffrer les éléments, circuler les substances vitales et les substances toxiques, les liquides et minéraux. […] La matière est mise en pièces, l’identité mise en doute, l’intérieur invisible révélé.» Abigaïl propose un aller-retour entre le mythe-métaphore et l’analyse scientifique, entre le geste instinctif et la recherche réaliste.

Abigail Frantz Cosmogonies cannibales, 2017-2018
Crayon, encres, feutres sur papier aquarelle, 100 × 70 cm
© photo Clément Gérardin

Basile crée des œuvres où l’espace est recomposé, repensé portant une forme d’utopie de ce que pourrait être le monde s’il avait été mieux pensé par l’homme, s’inspirant de penseurs et architectes comme Jean-Jacques Lequeu, Yona Friedman et le groupe Superstudio. L’artiste propose une variante des images de l’espace urbain qu’il trouve. Il les découpe, les colle, les juxtapose ou les photocopie. En résulte des œuvres abstraites où la répétition des formes et des lignes architecturales marquent la trame de l’habitacle moderne. Cependant, les bâtiments décomposés sont ici libérés de l’espace urbain conformiste et de multiples champs spatiaux s’ouvrent.

Basile Ghosn World of echo, 2019
Photocopies, scotch aluminium, plexiglas, cadre aluminium, 100 x 200 cm
© photo Aurélien Meimaris

A travers cette exposition Basile Ghosn et Abigaïl Frantz offrent un espace déconstruit reconstruit où les limites physiques semblent dépassées.